Et si le prince charmant était en vous ? Réconcilier le féminin et le masculin intérieur
- Brünnhilde

- 28 sept. 2022
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 1 jour
Cher lecteur, chère lectrice,
Laissez-moi vous faire une confession…
Pendant toute mon enfance, mon adolescence, et même bien après, j’ai vraiment cru à l’existence du prince charmant.
Et je sais que je ne suis pas seule dans cette aventure !
Beaucoup d’entre nous ont grandi bercés par les contes de fées, avec cette idée qu’un jour, quelqu’un viendrait nous sauver…
et que tout se terminerait par un “ils vécurent heureux”.
Mais voilà…
La réalité est souvent bien différente, n’est-ce pas ?
Le prince charmant, tel qu’on nous l’a raconté, n’existe pas…du moins, pas à l’extérieur de nous.
Notre véritable quête, c’est de le rencontrer à l’intérieur.
Et si nous devenions notre propre Prince Charmant ?
Féminin et masculin intérieur : une lecture symbolique des contes de fées

Un vieux principe spirituel dit :
“Tout ce qui est en haut est comme ce qui est en bas.”
Autrement dit, si l’on lit les contes de fées au premier degré, on passe à côté de leur véritable richesse.
Car derrière ces histoires se cachent des symboles puissants… et des clés de transformation intérieure. Les contes de fées peuvent être lus comme une métaphore du féminin et du masculin intérieur, et de leur rencontre en nous.
La princesse : notre féminin intérieur
Dans cette lecture symbolique, la princesse et le prince ne sont pas deux personnages séparés.
Ils sont deux parts de nous-mêmes.
La princesse représente notre féminin : notre corps, notre sensibilité, notre monde intérieur.
Au début du conte, elle est souvent :
endormie
enfermée
en détresse
Elle subit.
Elle attend.
Elle souffre.
C’est l’image d’un corps que l’on n’écoute plus vraiment.
D’une sensibilité mise de côté.
D’une part de nous qui se sent seule, blessée… parfois même abandonnée.
Le prince : notre masculin intérieur
Puis entre en scène le prince…
Et lui aussi, au départ, est un peu “à côté de la plaque”.
Il est tourné vers l’extérieur :
les batailles
les responsabilités
les problèmes du monde
les causes à défendre
Parfois, il est même représenté comme une bête ou un crapaud.
Cela peut symboliser un esprit qui :
agit sans conscience
impose sans écouter
utilise le corps sans le respecter
Un esprit qui oublie qu’il est incarné.
Le moment du retournement
Puis, quelque chose change.
Le prince entend parler de la princesse.
Et là… il commence à se tourner vers l’intérieur.
C’est le moment où l’on prend conscience que :
notre corps a besoin de nous
notre sensibilité a besoin d’être entendue
quelque chose en nous attend d’être reconnu
Alors commence le voyage.
Un chemin progressif.
Un chemin fait d’étapes, de prises de conscience, d’ajustements.
Le combat avec le dragon
Sur ce chemin, il y a aussi le dragon.
Ce dragon représente :
nos peurs profondes
nos blessures (abandon, rejet, injustice…)
nos mécanismes de compensation (addictions, excès, fuite…)
Ce sont toutes les façons que nous avons trouvées pour gérer ce que nous ne comprenions pas.
Le rôle du prince n’est pas de fuir ce dragon…mais de le traverser.
La rencontre
Puis vient le moment où le prince arrive au château.
Il découvre la princesse.
Il s’émerveille.
Et surtout… il l’embrasse.
Ce geste est profondément symbolique.
Il représente l’acceptation
l’amour de soi
la reconnexion au corps
La princesse se réveille.
Le corps reprend vie.
La sensibilité se réouvre.
La joie circule à nouveau.
Quand le corps et l’esprit s’écoutent
Lorsque l’esprit commence à écouter le corps :
les besoins deviennent clairs
les tensions diminuent
la relation à soi change profondément
Un corps écouté n’a plus besoin de crier.
Il n’a plus besoin d’envoyer des signaux de détresse permanents.
Il sait qu’il est entendu.
L’union intérieure
Et puis vient cette fameuse fin :
“Ils vécurent heureux…”
Dans cette lecture symbolique, cela signifie :
l’union du féminin et du masculin en soi
Quand cette union se fait :
l’harmonie s’installe
la paix circule
la joie devient plus naturelle
Et quelque chose de nouveau naît en nous.
L’enfant intérieur… ou l’enfant divin
De cette union naît un enfant.
Un enfant symbolique.
Un espace en nous capable de :
transformer
créer
guérir
renouveler
C’est cette part qui nous permet :
de lâcher les anciens schémas
d’accueillir du nouveau
de faire entrer plus de légèreté et de sens
Cet “enfant” sait avancer… même dans l’inconnu.
Si cet article vous a parlé, n’hésitez pas à le partager.
De tout cœur,
Brünnhilde
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