L'intersaison en énergétique chinoise : l'énergie de la terre
- Brünnhilde

- 17 janv. 2023
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 3 avr.

L’intersaison en énergétique chinoise : comprendre l’énergie de la Terre
À plusieurs moments de l’année, nous entrons dans ce que l’énergétique chinoise appelle l’intersaison.
Ces périodes apparaissent à la fin de chaque saison (printemps, été, automne, hiver) et portent en elles l’énergie de la Terre.
L’énergie de la Terre
Cette énergie est particulière : elle est à la fois centripète et transformatrice.
En énergétique chinoise, chaque saison est reliée à un point cardinal :
le printemps à l’est
l’été au sud
l’automne à l’ouest
l’hiver au nord
L’intersaison, quant à elle, est rattachée au centre.
Ainsi, l’énergie spécifique de chaque saison retourne vers ce centre, dans les entrailles de la Terre, afin d’être transformée et de préparer l’émergence du cycle suivant.
Un temps de recentrage
Les êtres humains, tout comme la nature, sont sensibles à ces mouvements.
Les intersaisons sont souvent des moments propices à l’introspection : faire le bilan de ce qui vient d’être vécu, revenir à soi, trier, transformer…
La Terre en nous : Rate et estomac
En énergétique chinoise, l’énergie de la Terre est associée à deux organes :
la Rate et l’Estomac.
Ces derniers ont pour fonction de transformer les aliments et les boissons que nous ingérons en énergie, appelée Qi des Aliments.
Dans la vision de la Médecine Traditionnelle Chinoise, cette étape est centrale.
Cela signifie que tout ce que nous mettons en place pour être en bonne santé vient soutenir une fonction essentielle : bien se nourrir.
Pour l’énergétique chinoise, la santé prend racine dans la qualité de notre alimentation, car c’est à partir d’elle que se construisent notre énergie et notre Sang.
Pour résumer : Nutrition = Santé
Comme le disait Hippocrate :
“Que ton aliment soit ta seule médecine.”
Une digestion globale
L’énergétique chinoise propose une vision plus large de la digestion.
L’être humain est un mouvement d’énergie — appelé Qi en Chine, Ki au Japon — qui se manifeste à la fois sous forme physique (corps, organes, tissus) et sous forme plus subtile (pensées, émotions).
Ainsi, lorsque nous mangeons, nous n’ingérons pas uniquement des aliments et des boissons.
Nous absorbons aussi un contexte : nos émotions, notre état intérieur, le stress éventuel, les échanges ou les tensions présents au moment du repas.
Voici un ouvrage de référence pour approfondir cette approche :
La diététique du Tao de Philippe Sionneau.
La Rate et le ressassement
Sur le plan psychique, la Rate est associée au “ressassement”.
Ressasser, c’est penser en boucle : revenir sans cesse sur le passé, anticiper le futur, nourrir des pensées répétitives ou obsessionnelles.
Comment soutenir l’énergie de la Terre ?
Soutenir l’énergie de la Terre passe bien sûr par l’alimentation…
mais aussi par une transformation du regard que nous portons sur notre quotidien.
Dans un monde où tout va vite, où l’on consomme puis jette, où l’efficacité prime souvent sur l’expérience, il peut être précieux de revenir à des gestes simples, concrets.
Revenir à la pratique.
C’est en faisant que l’on apprend.
C’est en expérimentant que l’on comprend.
C’est en se trompant que l’on progresse.
Ces expériences nourrissent l’énergie de la Terre en nous : celle qui transforme, qui structure, qui recentre…
et qui soutient une qualité essentielle : la confiance en soi.
Cultiver la confiance par la pratique
La confiance ne s’achète pas.
Elle ne se construit pas uniquement par la réflexion ou la lecture.
Elle se développe au quotidien, à travers l’expérience.
Plus nous pratiquons, plus nous faisons des erreurs, plus nous les ajustons…
et plus nous développons une forme de solidité intérieure.
Chaque geste du quotidien peut devenir une pratique.
Comme au Japon, où de nombreuses activités sont vécues comme des arts de vivre.
Cultiver son jardin intérieur
Entrons dans cette dynamique de présence.
Tel un jardinier, nous pouvons transformer notre vie en un terreau fertile, où germent progressivement :
le savoir-faire
le savoir-vivre
le savoir-être
le savoir-aimer
le savoir-communiquer
Les intersaisons deviennent alors des moments privilégiés de transformation, où l’on prépare, en profondeur, ce qui pourra éclore ensuite.
De tout cœur,
Brünnhilde
_edited.jpg)



Commentaires