Archange Azraël : accompagner le deuil et les passages avec douceur et conscience

Dernière mise à jour : 17 oct.

Il est des périodes de notre existence qui nous confrontent profondément au mystère de la vie.
La mort d’un être aimé en fait partie.
Elle nous confronte à l’absence, au manque, à la tristesse, parfois à la colère ou à l’incompréhension. Elle vient aussi toucher quelque chose de profondément intime : notre manière de concevoir la vie, la mort et ce qui pourrait — ou non — exister au-delà de notre existence physique.
Avant de parler de l’Archange Azraël, j’aimerais donc commencer par là.
Le deuil : respecter le temps et le mouvement des émotions
Le deuil n’est pas un chemin linéaire dont chacun traverserait les mêmes étapes dans le même ordre. Il possède une temporalité propre à chaque personne.
Certains jours, la vie semble reprendre doucement son cours. À d’autres moments, une odeur, une musique ou un souvenir peuvent soudain faire remonter une vague de tristesse que l’on croyait apaisée.
Il n’y a rien d’anormal à cela.
Les connaissances contemporaines sur le deuil nous rappellent qu’il n’existe ni une seule manière de vivre la perte, ni un calendrier auquel il faudrait se conformer. Le lien avec l’être aimé peut lui aussi continuer à vivre intérieurement et se transformer avec le temps.
Cette vision trouve pour moi un écho dans l’énergétique chinoise décrite notamment par Giovanni Maciocia : la tristesse n’est pas une émotion dont il faudrait se débarrasser, mais un mouvement qui demande à être accueilli et exprimé.
J’aime l’image des vagues : elles montent, nous traversent puis refluent, chacune à leur rythme.
Y a-t-il quelque chose après la mort ?
C’est probablement l’une des grandes questions que l’être humain se pose depuis toujours.
Notre conscience est-elle entièrement produite par notre cerveau et disparaît-elle avec lui ?
Ou pourrait-elle exister indépendamment de lui et perdurer après la mort physique ?
À ce jour, la science ne permet pas de trancher cette question.
Les expériences de mort imminente (EMI) ont néanmoins conduit des médecins et des chercheurs à s’y intéresser sérieusement. Certains, comme Bruce Greyson ou Pim van Lommel, considèrent que certaines observations invitent à explorer l’hypothèse d’une conscience qui ne serait pas entièrement dépendante du cerveau. D’autres chercheurs privilégient des explications faisant intervenir des phénomènes cérébraux et psychologiques.
La question reste donc ouverte.
Les nombreux témoignages de personnes ayant vécu une EMI ne constituent pas à eux seuls une preuve de l’existence d’une conscience après la mort. Ils peuvent néanmoins être écoutés et interrogés sans être automatiquement rejetés.
Peut-être pouvons-nous simplement accepter qu’une part du mystère demeure.
Ceux qui ont cherché des réponses
Cette question a conduit de nombreuses personnes à chercher, chacune à leur manière.
Des médecins comme Jean-Jacques Charbonier ont recueilli de nombreux témoignages autour des expériences de mort imminente et consacré une partie de leurs travaux à la question de la conscience.
Des journalistes et auteurs, comme Stéphane Allix, ont quant à eux mené pendant des années des enquêtes sur la question de l’après-vie et les phénomènes qui l’entourent.
Cette question a aussi traversé ma propre histoire
Lorsque ma grand-mère est décédée, je lisais J’aimerais tant te parler, de Sylvie Ouellet.
Je m’interrogeais moi aussi sur cette question : reste-t-il quelque chose de nous après la mort ?
Après son décès, j’ai vécu plusieurs expériences que j’ai personnellement interprétées comme de petits clins d’œil de sa part.
J’ai notamment fait des rêves très marquants dans lesquels je retrouvais ma grand-mère.
Dans l’un d’eux, elle semblait m’inviter à assouplir mon besoin de rester constamment connectée à elle. J’en ai gardé le sentiment qu’elle me rappelait que je pouvais traverser ma peine et continuer à vivre de façon autonome.
Était-ce un processus intérieur participant à mon deuil ? Était-ce, comme je l’ai ressenti, une forme de rencontre avec elle ?
Je ne peux pas le savoir. Je peux simplement témoigner de ce que j’ai vécu et du sens que cette expérience a eu pour moi.
Ma grand-mère avait elle-même perdu son mari prématurément.
Elle me racontait que, dans les moments difficiles, elle continuait parfois à s’adresser à lui. Après une nuit de sommeil, une réponse ou une solution lui semblait quelquefois plus claire. Elle y reconnaissait la présence et le soutien de son mari, malgré sa mort physique.
Pour ma part, ma sensibilité et les traditions spirituelles auxquelles je me réfère m’amènent à envisager la mort comme un passage et la conscience comme pouvant perdurer au-delà de la mort physique, tout en respectant profondément que chacun puisse appréhender ce mystère selon ses propres croyances et convictions.
Qui est l'Archange Azraël ?
Azraël est souvent présenté comme l’Archange associé à la mort et aux passages. Sa représentation a toutefois évolué selon les traditions et les époques.
Je préfère donc vous parler simplement de la place qu’il occupe dans mon propre référentiel spirituel.
Pour moi, Azraël est une présence d’une grande douceur.
Je l’associe aux seuils de l’existence : la mort, bien sûr, mais aussi les séparations, les fins de cycle et ces périodes où quelque chose de notre vie change profondément de forme.
Dans le deuil, Azraël n’efface pas la douleur et ne transforme pas la tristesse à notre place.
Il ne nous indique pas ce que nous devrions ressentir, comprendre ou accepter.
Le deuil appartient à la personne qui le traverse.
Azraël peut simplement être une présence spirituelle soutenante au cœur de ce chemin, auprès de laquelle nous pouvons nous déposer un instant sans avoir besoin d’obtenir une réponse.
Se relier à Azraël
Se tourner vers Azraël peut prendre une forme très simple :
se recueillir quelques instants,
allumer une bougie en mémoire d’un être aimé,
écrire ce qui n’a jamais pu être dit,
accueillir une émotion ou simplement demander intérieurement à être accompagné pendant un passage difficile.
Il ne s’agit pas de chercher à provoquer un signe ou une communication avec une personne disparue, mais de rester dans l'accueil de ce qui se présente spontanément dans notre quotidien.
Si un rêve, un souvenir particulièrement vivant ou une impression de présence se présente spontanément, chacun reste libre de l’accueillir et de lui donner — ou non — une signification spirituelle.
L’essentiel, pour moi, est que cette dimension spirituelle reste au service de la vie : qu’elle puisse soutenir le lien sans nous empêcher de vivre l’absence, apporter du réconfort sans devenir indispensable, accompagner notre chemin sans le parcourir à notre place.
Le lien d’amour peut continuer à vivre intérieurement tout en nous laissant poursuivre notre propre existence.
C’est ainsi que je comprends aujourd’hui la présence d’Azraël : non comme celui qui détient les réponses sur la mort, mais comme une présence bienveillante auprès de l’être humain qui traverse l’un des grands mystères de la vie.
De tout cœur,
Brünnhilde
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